Un reportage diffusé mardi par la BBC montre des patients physiquement et verbalement agressés par leurs soignants. Une pensionnaire y est même poussée au suicide. Quatre personnes ont été arrêtées.
Des patients frappés ou injuriés. Une autre traînée sous la douche alors qu'elle est habillée. Filmées par un reporter du magazine britannique Panorama, ces images ont été diffusées mardi soir par la BBC. Elles ont été tournées dans un centre pour handicapés situé à Hambrook, près de Bristol, au sud-ouest de l'Angleterre. Elles témoignent de mauvais traitements dont ont été victimes plusieurs patients.
Embauché comme assistant soignant, un journaliste de ce programme d'investigation a filmé, en caméra cachée, dans le centre privé de Winterbourne View. Cet établissement héberge des adultes ayant des difficultés d'apprentissage, des autistes et des handicapés mentaux. Le tournage a duré pendant 5 semaines, en février et mars.
Les images du reportage, disponibles sur YouTube, montrent notamment une patiente de 18 ans, Simone, insultée et arrosée d'eau froide par des soignants qui l'aspergent de savon. La scène se répète deux fois dans la même journée. La jeune fille, qui souffre d'un problème génétique, oppose cette phrase au traitement qu'on lui impose : «C'est froid maman». Dans une autre scène, Simone est conduite à l'extérieur. Alors que la température est glaciale, un soignant lui jette de l'eau froide sur la tête. Les parents de Simone, en pleurs, ont témoigné dans le programme télévisé, expliquant que leur fille leur avait confié avoir été frappée mais qu'ils ne l'avaient pas crue «parce que c'est interdit».
D'autres images montrent un soignant intervenant après qu'une patiente a tenté de se suicider en franchissant une fenêtre au deuxième étage. «Vas-y, fais-le maintenant que je suis là, tu vas t'envoler», lance-t-il à la patiente, en pleurs. «Quand tu vas toucher le sol, tu crois que tu vas faire un plat ou un splash ? Tiens, je vais maintenir la fenêtre ouverte». «Il s'agit d'une institution thérapeutique. Où est la thérapie ? Je dirais que c'est de la torture», a réagi dans l'émission un psychologue, Andrew McDonnell.
Un extrait du reportage :
13 employés suspendus
L'émission Panorama a pris la décision de filmer en caméra cachée après avoir été saisie par un ancien infirmier du centre, indigné par le comportement de ses collègues. Ce soignant, Terry Bryan, avait alerté des dirigeants de l'institution en octobre 2010, puis la Commission de contrôle de la qualité des soins (CQC), chargée d'inspecter les établissements de santé, en décembre, sans succès.
Première conséquence de la diffusion du reportage, trois hommes de 42, 30 et 25 ans et une femme de 24 ans, soupçonnés de mauvais traitements, ont été arrêtés puis relâchés sous caution en attendant l'issue d'une enquête policière. La CQC a présenté ses excuses pour n'avoir pas agi aussitôt. Paul Burstow, secrétaire d'État en charge des personnes âgées, a demandé que l'inaction de la CQC fasse l'objet d'une enquête. Le ministre a aussi demandé des contrôles dans d'autres structures similaires au centre concerné.
Quant à la société privée en charge du centre, Castlebeck, elle a suspendu 13 employés et annoncé un audit interne dans ses 56 centres, qui accueillent 580 patients. Son directeur général, Lee Reed, a déclaré pendant l'émission avoir honte de ce qui s'est passé et a aussi présenté ses excuses.
Jérôme Bouin
Mercredi 1er juin 2011
Le Figaro (avec AFP)
http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/01/01003-20110601ARTFIG00550-gb-des-actes-de-torture-dans-un-centre-pour-handicapes.php#xtor=RSS-216
lundi 6 juin 2011
lundi 9 mai 2011
Une pétition contre le viol des lesbiennes en Afrique du Sud
Millicent Gaika, une Sud-africaine, s'est fait battre, torturer, étrangler et violer cinq heures durant en novembre. Son agresseur voulait la «soigner» de son homosexualité. «Je sais que tu es lesbienne. Tu n'es pas un homme, tu penses que tu en es un, mais je vais te montrer, tu es une femme», lui a-t-il dit, d'après les minutes du procès. Aujourd'hui cet homme est libre. En guise de caution, il n'a payé que 60 rands, une somme inférieure à 10 dollars, rapporte AlterNet.
Cette femme a été victime de ce que les Sud-africains appellent un «viol correctif»: des hommes, seuls ou en groupe, violent les homosexuelles, soi-disant pour les faire redevenir hétéros. D'après l'ONG ActionAid, ces violences redoublent depuis 2009. Dans les townships, c'est le crime le plus répandu contre les lesbiennes. Selon l'ONG Luleki Sizwe, qui milite pour la cause LGBT en Afrique du Sud, 10 homosexuelles se font violer chaque semaine rien qu'à Cape Town.
Au mois de décembre, la présidente de Luleki Sizwe a lancé une pétition qui demande à ce que le «viol correctif» soit qualifié de «crime haineux». En quelques semaines, la lettre à l'attention du ministre de la Justice sud-africain a été signée par plus de 135.000 internautes autour du monde, à la date du 13 janvier. Un succès qui lui a valu l'attention des médias sud-africains.
Dans la pétition, l'association Luleki Sizwe demande à ce que soit reconnu le phénomène de «viol correctif», et qu'il soit puni de 25 ans de prison. En effet, selon leurs chiffres, seul un homme poursuivi pour viol sur 25 finit en prison. Elle réclame également d'autres mesures comme par exemple:
- l'«introduction dans les programmes scolaires d'informations anti-homophobes, pour les professeurs et les élèves, étant donné que de nombreux viols et violences sont perpétrés à l'école, par des élèves et des professeurs»,
- des officiers de police femmes et des assistantes sociales dans tous les postes de police 24h/24,
- l'hébergement des victimes dans des maisons sécurisées pour éviter que les lesbiennes violées côtoient leurs agresseurs (souvent leurs voisins) au quotidien,
- le droit à une procédure judiciaire accélérée.
D'après le journal sud-africain Business Day, le porte-parole du ministère de la Justice a accusé réception de nombreux e-mail et de la pétition le 5 janvier 2011:
«Nous accordons beaucoup d'importance à ce problème. Qu'on l'appelle "viol correctif" ou pas, cela n'en demeure pas moins [...] un viol, puni par notre loi, en dépit des motivations des agresseurs.»
L'ONG n'a toujours pas obtenu de rencontre avec le ministre, ainsi qu'elle le demande. Mais le nombre de signatures ne peut que les encourager, d'après Ben Rattray, le fondateur de Change.org (le site qui héberge la pétition):
«D'un point de vue mondial, rares sont les gens qui ont aussi peu de pouvoir que ces femmes. Il s'agit de femmes, pauvres, noires, lesbiennes et sud-africaines. Mais leur histoire est tellement frappante, elle peut faire écho auprès de millions de personnes autour du monde, et grâce à ce mécanisme qui les connecte avec ces gens, leur pouvoir potentiel est immense.»
Photo: The Gallery Walk / womencandoit via Flickr CC license by
Slate
Jeudi 13 janvier 2011
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/32705/petition-contre-viol-lesbiennes-afrique-du-sud
Cette femme a été victime de ce que les Sud-africains appellent un «viol correctif»: des hommes, seuls ou en groupe, violent les homosexuelles, soi-disant pour les faire redevenir hétéros. D'après l'ONG ActionAid, ces violences redoublent depuis 2009. Dans les townships, c'est le crime le plus répandu contre les lesbiennes. Selon l'ONG Luleki Sizwe, qui milite pour la cause LGBT en Afrique du Sud, 10 homosexuelles se font violer chaque semaine rien qu'à Cape Town.
Au mois de décembre, la présidente de Luleki Sizwe a lancé une pétition qui demande à ce que le «viol correctif» soit qualifié de «crime haineux». En quelques semaines, la lettre à l'attention du ministre de la Justice sud-africain a été signée par plus de 135.000 internautes autour du monde, à la date du 13 janvier. Un succès qui lui a valu l'attention des médias sud-africains.
Dans la pétition, l'association Luleki Sizwe demande à ce que soit reconnu le phénomène de «viol correctif», et qu'il soit puni de 25 ans de prison. En effet, selon leurs chiffres, seul un homme poursuivi pour viol sur 25 finit en prison. Elle réclame également d'autres mesures comme par exemple:
- l'«introduction dans les programmes scolaires d'informations anti-homophobes, pour les professeurs et les élèves, étant donné que de nombreux viols et violences sont perpétrés à l'école, par des élèves et des professeurs»,
- des officiers de police femmes et des assistantes sociales dans tous les postes de police 24h/24,
- l'hébergement des victimes dans des maisons sécurisées pour éviter que les lesbiennes violées côtoient leurs agresseurs (souvent leurs voisins) au quotidien,
- le droit à une procédure judiciaire accélérée.
D'après le journal sud-africain Business Day, le porte-parole du ministère de la Justice a accusé réception de nombreux e-mail et de la pétition le 5 janvier 2011:
«Nous accordons beaucoup d'importance à ce problème. Qu'on l'appelle "viol correctif" ou pas, cela n'en demeure pas moins [...] un viol, puni par notre loi, en dépit des motivations des agresseurs.»
L'ONG n'a toujours pas obtenu de rencontre avec le ministre, ainsi qu'elle le demande. Mais le nombre de signatures ne peut que les encourager, d'après Ben Rattray, le fondateur de Change.org (le site qui héberge la pétition):
«D'un point de vue mondial, rares sont les gens qui ont aussi peu de pouvoir que ces femmes. Il s'agit de femmes, pauvres, noires, lesbiennes et sud-africaines. Mais leur histoire est tellement frappante, elle peut faire écho auprès de millions de personnes autour du monde, et grâce à ce mécanisme qui les connecte avec ces gens, leur pouvoir potentiel est immense.»
Photo: The Gallery Walk / womencandoit via Flickr CC license by
Slate
Jeudi 13 janvier 2011
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/32705/petition-contre-viol-lesbiennes-afrique-du-sud
lundi 28 février 2011
Elle ment pour scolariser ses filles
Une mère de famille américaine a écopé de 10 jours de prison pour avoir menti sur son lieu de résidence.
Elle voulait juste offrir un avenir meilleur à ses enfants. Kelley Williams-Bolar a été condamnée à 10 jours de prison la semaine dernière à Akron dans l'Ohio, raconte ABC. Son crime ? Avoir menti sur son lieu de résidence et falsifié des documents pour scolariser ses deux filles dans un meilleur établissement.
"C'est accablant. Je suis épuisée." confie cette mère de 40 ans. "J'ai fait tout ça pour elles, et voilà le résultat. Je l'ai fait pour elles".
Kelley habite un quartier difficile et très pauvre d'Akron connu pour son fort taux de criminalité. Il y a quatre ans, sa maison a été cambriolée. Là, c'est le déclic. "J'ai senti qu'il était de mon devoir de faire quelque chose", se souvient-elle.
Pour garantir la sécurité de ses filles, cette mère décide en 2008 de les scolariser ailleurs. Kelley choisit la meilleure école du district de Copley-Fairlawn, lieu de résidence de son père, chez qui elle vit la moitié du temps.
Mais bientôt l'établissement devient soupçonneux.Pour prouver que Kelley Williams-Bolar fraude, l'école a fait appel à un détective privé. Vidéo à l'appui (les images montrent le trajet en voiture pour emmener ses filles à l'école), l'école lui réclame 30.000 dollars (près de 22.000 euros) de frais de scolarité. Elle refuse. L'établissement entame alors des poursuites pour falsification de documents.
"Je ne crois pas qu'il voulait de l'argent. Ils voulaient que je serve d'exemple". Une théorie confirmée par la juge Patricia Cosgrove." J'ai pensé qu'il fallait une condamnation pour décourager ceux qui seraient tentés de frauder les différents districts scolaires".
Kelley Williams-Bolar a également écopé de 80 heures de travaux d'intérêt général et trois ans de liberté conditionnelle. Quant à ses filles de 12 et 16 ans, elles ont été exclues de l'école.
Assiya Hamza
Jeudi 27 janvier janvier 2011
Europe 1
http://www.europe1.fr/International/Elle-ment-pour-scolariser-ses-filles-389453/
Elle voulait juste offrir un avenir meilleur à ses enfants. Kelley Williams-Bolar a été condamnée à 10 jours de prison la semaine dernière à Akron dans l'Ohio, raconte ABC. Son crime ? Avoir menti sur son lieu de résidence et falsifié des documents pour scolariser ses deux filles dans un meilleur établissement.
"C'est accablant. Je suis épuisée." confie cette mère de 40 ans. "J'ai fait tout ça pour elles, et voilà le résultat. Je l'ai fait pour elles".
Kelley habite un quartier difficile et très pauvre d'Akron connu pour son fort taux de criminalité. Il y a quatre ans, sa maison a été cambriolée. Là, c'est le déclic. "J'ai senti qu'il était de mon devoir de faire quelque chose", se souvient-elle.
Pour garantir la sécurité de ses filles, cette mère décide en 2008 de les scolariser ailleurs. Kelley choisit la meilleure école du district de Copley-Fairlawn, lieu de résidence de son père, chez qui elle vit la moitié du temps.
Mais bientôt l'établissement devient soupçonneux.Pour prouver que Kelley Williams-Bolar fraude, l'école a fait appel à un détective privé. Vidéo à l'appui (les images montrent le trajet en voiture pour emmener ses filles à l'école), l'école lui réclame 30.000 dollars (près de 22.000 euros) de frais de scolarité. Elle refuse. L'établissement entame alors des poursuites pour falsification de documents.
"Je ne crois pas qu'il voulait de l'argent. Ils voulaient que je serve d'exemple". Une théorie confirmée par la juge Patricia Cosgrove." J'ai pensé qu'il fallait une condamnation pour décourager ceux qui seraient tentés de frauder les différents districts scolaires".
Kelley Williams-Bolar a également écopé de 80 heures de travaux d'intérêt général et trois ans de liberté conditionnelle. Quant à ses filles de 12 et 16 ans, elles ont été exclues de l'école.
Assiya Hamza
Jeudi 27 janvier janvier 2011
Europe 1
http://www.europe1.fr/International/Elle-ment-pour-scolariser-ses-filles-389453/
lundi 31 janvier 2011
Nancy : il torture à mort le bourreau présumé de sa fille
Le procès d'un père de famille, accusé d'avoir tué, à l'aide de complices, le violeur présumé de sa fille, se tient jusqu'à vendredi en appel devant la Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle.
Treize heures de torture : c'est ce qu'a enduré Sylvain Nercher avant de succomber, le 14 mai 2007, à ses blessures. Ses trois bourreaux comparaissent en appel depuis mardi et jusqu'à vendredi devant la Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. En première instance, en mars dernier, ils avaient été condamnés à 20, 22 et 25 ans de réclusion criminelle.
Le 13 mai 2007, Patrick Bonfanti, 51 ans, se rend au domicile de Sylvain Nercher accompagné de son gendre, Fabrice Wilkomm, 33 ans, et d'un ami, Jean-Marie Haffner, 45 ans. Patrick Bonfanti vient régler ses comptes : sa fille Amandine, âgée de 24 ans, lui a raconté avoir été violée par Sylvain Nercher. Les trois hommes entendent bien se faire justice eux-mêmes et lui infliger une «petite correction». Rapidement, les coups pleuvent.
Mais Sylvain Nercher, 42 ans, refuse de reconnaître les faits. Les trois hommes le transportent alors de force au domicile de Patrick Bonfanti. La violence y monte d'un cran. Humiliations, coups de poing, de pied, de bâton et... séances d'électrocution. Le père convie même sa fille à assister au cruel spectacle dans la soirée. Le 14 au matin, Sylvain Nercher décède de ses multiples blessures.
Seule la fille n'a pas fait appel
Les trois hommes dissimulent alors le cadavre sous une bâche dans la cuve à vidange du garage de Patrick Bonfanti. Avant de le brûler, une semaine plus tard, dans une déchetterie. En découvrant le cadavre, les enquêteurs ne tardent pas à remonter la trace des trois hommes, qui passent rapidement aux aveux.
Au cours du premier procès, à Metz, l'accusation avait pointé les contradictions des suspects et douté de leurs motivations quant à cette expédition punitive. Amandine, en effet, a peiné à convaincre la cour de la véracité du viol dont elle aurait été victime. D'autant que plusieurs témoignages ont révélé qu'elle «fréquentait» régulièrement Sylvain Nercher.
Sans surprise, les trois bourreaux avaient écopé de peines lourdes. Tous avait alors décidé de faire appel, assurant ne pas avoir voulu délibérément tuer Sylvain Nercher. Seule la fille, qui a été condamnée à cinq ans de prison, a bien voulu accepter sa sentence. Les accusés encourent une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Flore Galaud
Mardi 11 janvier 2011
Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/11/01016-20110111ARTFIG00625-nancy-il-torture-a-mort-le-bourreau-presume-de-sa-fille.php
Treize heures de torture : c'est ce qu'a enduré Sylvain Nercher avant de succomber, le 14 mai 2007, à ses blessures. Ses trois bourreaux comparaissent en appel depuis mardi et jusqu'à vendredi devant la Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. En première instance, en mars dernier, ils avaient été condamnés à 20, 22 et 25 ans de réclusion criminelle.
Le 13 mai 2007, Patrick Bonfanti, 51 ans, se rend au domicile de Sylvain Nercher accompagné de son gendre, Fabrice Wilkomm, 33 ans, et d'un ami, Jean-Marie Haffner, 45 ans. Patrick Bonfanti vient régler ses comptes : sa fille Amandine, âgée de 24 ans, lui a raconté avoir été violée par Sylvain Nercher. Les trois hommes entendent bien se faire justice eux-mêmes et lui infliger une «petite correction». Rapidement, les coups pleuvent.
Mais Sylvain Nercher, 42 ans, refuse de reconnaître les faits. Les trois hommes le transportent alors de force au domicile de Patrick Bonfanti. La violence y monte d'un cran. Humiliations, coups de poing, de pied, de bâton et... séances d'électrocution. Le père convie même sa fille à assister au cruel spectacle dans la soirée. Le 14 au matin, Sylvain Nercher décède de ses multiples blessures.
Seule la fille n'a pas fait appel
Les trois hommes dissimulent alors le cadavre sous une bâche dans la cuve à vidange du garage de Patrick Bonfanti. Avant de le brûler, une semaine plus tard, dans une déchetterie. En découvrant le cadavre, les enquêteurs ne tardent pas à remonter la trace des trois hommes, qui passent rapidement aux aveux.
Au cours du premier procès, à Metz, l'accusation avait pointé les contradictions des suspects et douté de leurs motivations quant à cette expédition punitive. Amandine, en effet, a peiné à convaincre la cour de la véracité du viol dont elle aurait été victime. D'autant que plusieurs témoignages ont révélé qu'elle «fréquentait» régulièrement Sylvain Nercher.
Sans surprise, les trois bourreaux avaient écopé de peines lourdes. Tous avait alors décidé de faire appel, assurant ne pas avoir voulu délibérément tuer Sylvain Nercher. Seule la fille, qui a été condamnée à cinq ans de prison, a bien voulu accepter sa sentence. Les accusés encourent une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Flore Galaud
Mardi 11 janvier 2011
Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/11/01016-20110111ARTFIG00625-nancy-il-torture-a-mort-le-bourreau-presume-de-sa-fille.php
mercredi 12 janvier 2011
Chine: aux travaux forcés pour un retweet
Attention à vos tweets! En Chine, retweeter un message que le gouvernement n'apprécie pas peut vous conduire à un an de travaux forcés.
C'est ce qui est arrivé à Cheng Jianping. CNN révèle que cette jeune Chinoise a été condamnée à une année de «Réeducation par le travail» pour avoir retweeté, le 17 octobre, le tweet de son fiancé. Dans ce tweet, Hua Chunhui se moquait des Chinois qui s'en sont pris aux produits japonais, lors d'une récente manifestation: «Les manifestations anti-japonaises, la destruction des produits japonais, tout cela a déjà été fait il y a quelques années par Guo Quan [activiste et expert du massacre de Nanjing]. Il n'y a rien de nouveau. Pour passer à le vitesse supérieure, il faut prendre un avion pour Shangai et détruire le pavillon du Japon».
Dix jours après son retweet, le jour de son mariage, Cheng disparaissait, ainsi que son fiancé, qui a lui été relâché cinq jours plus tard. Presque un mois plus tard, on découvre qu'elle a été emprisonnée puis condamnée par la police locale. Amnesty International demande aux autorités chinoises sa libération.
«Condamner quelqu'un à un an de travaux forcés, sans aucun procès, pour avoir tout simplement répété une obseravtion ironique émise par une autre personne sur Twitter montre le niveau de la répression de l'expression sur la toile en Chine», déclare Sam Zarifi, directeur du programme Asie Pacifique de Amnesty International.
Cheng pourrait être la première citoyenne chinoise à être emprisonnée pour un simple tweet. «Il est possible que Cheng Jianping ait été visée pour son activisme sur la toile au cours des dernières années, et pour son soutien à d'autres dissidents et activistes Chinois», poursuit Sam Zarifi.
D'après d'autres activistes chinois présents sur Twitter, Cheng n'était pas particulièrmennt militante. Elle soutenait par exemple le prix Nobel Liu Xiaobo, ou encore Zhao Lianhai, condamné pour avoir demandé publiquement des réparations pour le scandale du lait maternisé Sanlu.
Twitter est bloqué en Chine, rappelle Amnesty international, mais beaucoup y ont accès et l'utilisent, en particulier les militants pour les droits de l'homme qui s'en servent pour organiser le soutien des activistes emprisonnés ou poursuivis par la justice.
Slate
Jeudi 18 novembre 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/30383/chine-travaux-forces-retweet
C'est ce qui est arrivé à Cheng Jianping. CNN révèle que cette jeune Chinoise a été condamnée à une année de «Réeducation par le travail» pour avoir retweeté, le 17 octobre, le tweet de son fiancé. Dans ce tweet, Hua Chunhui se moquait des Chinois qui s'en sont pris aux produits japonais, lors d'une récente manifestation: «Les manifestations anti-japonaises, la destruction des produits japonais, tout cela a déjà été fait il y a quelques années par Guo Quan [activiste et expert du massacre de Nanjing]. Il n'y a rien de nouveau. Pour passer à le vitesse supérieure, il faut prendre un avion pour Shangai et détruire le pavillon du Japon».
Dix jours après son retweet, le jour de son mariage, Cheng disparaissait, ainsi que son fiancé, qui a lui été relâché cinq jours plus tard. Presque un mois plus tard, on découvre qu'elle a été emprisonnée puis condamnée par la police locale. Amnesty International demande aux autorités chinoises sa libération.
«Condamner quelqu'un à un an de travaux forcés, sans aucun procès, pour avoir tout simplement répété une obseravtion ironique émise par une autre personne sur Twitter montre le niveau de la répression de l'expression sur la toile en Chine», déclare Sam Zarifi, directeur du programme Asie Pacifique de Amnesty International.
Cheng pourrait être la première citoyenne chinoise à être emprisonnée pour un simple tweet. «Il est possible que Cheng Jianping ait été visée pour son activisme sur la toile au cours des dernières années, et pour son soutien à d'autres dissidents et activistes Chinois», poursuit Sam Zarifi.
D'après d'autres activistes chinois présents sur Twitter, Cheng n'était pas particulièrmennt militante. Elle soutenait par exemple le prix Nobel Liu Xiaobo, ou encore Zhao Lianhai, condamné pour avoir demandé publiquement des réparations pour le scandale du lait maternisé Sanlu.
Twitter est bloqué en Chine, rappelle Amnesty international, mais beaucoup y ont accès et l'utilisent, en particulier les militants pour les droits de l'homme qui s'en servent pour organiser le soutien des activistes emprisonnés ou poursuivis par la justice.
Capture d'écran du compte Twitter de wangyi09
Slate
Jeudi 18 novembre 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/30383/chine-travaux-forces-retweet
lundi 18 octobre 2010
Condamné à être paralysé par un tribunal saoudien
Amnesty International a exprimé son indignation aux autorités saoudiennes après qu’un homme a été condamné à être paralysé pour avoir causé le même sort à un individu.
Abdul-Aziz al-Mutairi, âgé de 22 ans, avait été poignardé dans le dos durant une rixe en 2008. Son agresseur lui ayant sectionné la moelle épinière, le paralysant à vie, la victime a demandé au juge que sa sanction soit identique à la peine infligée. Une possibilité offerte dans certains cas par la charia, dont le droit saoudien est en partie inspiré.
Le journal Okaz rapporte que le juge a envoyé des missives à de nombreux hôpitaux afin de savoir si une opération visant à paralyser un homme était envisageable. Si l’un des plus réputés a immédiatement fait savoir qu’il n’en était pas question d’un point de vue de l’éthique médicale, au moins un autre aurait donné son accord, selon la publication saoudienne.
Une décision qui révolte Amnesty International. Le responsable du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord de l’organisation déclare ainsi à CNN:
«Ce n’est rien de moins que de la torture [...]. Bien qu’aucun crime ne doive rester impuni, paralyser délibérément un homme de cette manière serait de la torture, et constituerait une violation des obligations internationales du pays en matière de droits de l’homme.»
L’ONG se fonde notamment sur la convention contre la torture et les principes de l’éthique médicale votés par l’ONU, et dont l’Arabie Saoudite est signataire, ajoutant par ailleurs que l’accusé ne disposait pas d’assistance juridique durant le procès. Et d’énumérer des exemples de l’utilisation de la loi du Talion dans le pays: énucléation, extraction de dent, ou encore exécution en cas de meurtre.
L’indignation a également gagné certains blogs locaux, révélant pour CNN la fracture entre les tenants d’une ligne dure partisans d’une justice tribale et les progressistes, pour qui de tels verdicts nuisent profondément à l’image du pays. Une tendance relativement récente, le pouvoir judiciaire étant traditionnellement considéré au-dessus de tout reproche.
Slate
Lundi 23 août 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/26373/arabie-saoudite-justice-paralysie
Abdul-Aziz al-Mutairi, âgé de 22 ans, avait été poignardé dans le dos durant une rixe en 2008. Son agresseur lui ayant sectionné la moelle épinière, le paralysant à vie, la victime a demandé au juge que sa sanction soit identique à la peine infligée. Une possibilité offerte dans certains cas par la charia, dont le droit saoudien est en partie inspiré.
Le journal Okaz rapporte que le juge a envoyé des missives à de nombreux hôpitaux afin de savoir si une opération visant à paralyser un homme était envisageable. Si l’un des plus réputés a immédiatement fait savoir qu’il n’en était pas question d’un point de vue de l’éthique médicale, au moins un autre aurait donné son accord, selon la publication saoudienne.
Une décision qui révolte Amnesty International. Le responsable du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord de l’organisation déclare ainsi à CNN:
«Ce n’est rien de moins que de la torture [...]. Bien qu’aucun crime ne doive rester impuni, paralyser délibérément un homme de cette manière serait de la torture, et constituerait une violation des obligations internationales du pays en matière de droits de l’homme.»
L’ONG se fonde notamment sur la convention contre la torture et les principes de l’éthique médicale votés par l’ONU, et dont l’Arabie Saoudite est signataire, ajoutant par ailleurs que l’accusé ne disposait pas d’assistance juridique durant le procès. Et d’énumérer des exemples de l’utilisation de la loi du Talion dans le pays: énucléation, extraction de dent, ou encore exécution en cas de meurtre.
L’indignation a également gagné certains blogs locaux, révélant pour CNN la fracture entre les tenants d’une ligne dure partisans d’une justice tribale et les progressistes, pour qui de tels verdicts nuisent profondément à l’image du pays. Une tendance relativement récente, le pouvoir judiciaire étant traditionnellement considéré au-dessus de tout reproche.
Slate
Lundi 23 août 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/26373/arabie-saoudite-justice-paralysie
lundi 6 septembre 2010
Sécurité routière : encore des morts évitables
En France, à la suite de diverses mesures préventives ou répressives, le nombre des accidents mortels sur les routes diminue régulièrement depuis les années 1970 ; mais des morts sont encore évitables.
Selon l’Observatoire national interministériel de sécurité routière, plus de 30 000 personnes ont été tuées sur les routes en France entre 2002 et 2008 (1).
Le nombre annuel de victimes de la route n’a cessé de diminuer depuis 1970 : de plus de 16 000 personnes tuées en 1970 à moins de 4 500 en 2008, grâce notamment aux mesures préventives et répressives mises en place par les pouvoirs publics (2).
En 2008, 96 905 personnes ont été blessées dans 76 767 accidents corporels, soit une baisse de près d’un tiers depuis 2002 (2).
Entre 2000 et 2007, la France est passée du quinzième au onzième rang européen en termes de nombre de personnes tuées par million d’habitants (2).
L’alcool est le premier facteur d’accident mortel.
En 2007, environ 1 000 morts attribuées à l’alcool auraient pu être évitées (3). En 2008, ce nombre a dépassé 1 200 (2).
En 2007, le taux d’alcoolémie des conducteurs était en moyenne de 1,78 g/l lors des accidents mortels, et supérieur à 2 g/l pour plus d’un tiers de ces conducteurs (3).
Autres facteurs : vitesse, défaut de port de la ceinture de sécurité et usage du téléphone.
Selon l’Observatoire, l’installation de radars automatiques et le permis à points, ont modéré le comportement des conducteurs et conduit à une baisse de la vitesse moyenne depuis 2002 (1,2,3). L’Observatoire a estimé que 800 vies auraient pu être sauvées en 2008 si les limitations de vitesse avaient été strictement respectées (2).
Toujours selon l’estimation de l’Observatoire, 400 vies auraient pu être sauvées si le port de la ceinture de sécurité avait été systématique en 2008 (2).
Enfin, la quatrième cause de mortalité sur les routes est de téléphoner au volant, source de distraction (2).
Une attention particulière à porter aux “deux–roues”.
La mortalité des usagers de deux-roues motorisés, notamment chez les 25-44 ans, reste élevée (3). Elle a baissé en 2008, mais avait augmenté en 2007 (2,3).
En 2007, 830 motocyclistes ont été tués sur la route soit 18 % des personnes tuées, alors qu’ils ne représentaient que 1,1 % du trafic (3). La moitié des cyclomoteurs accidentés étaient débridés, ce qui est illégal (4).
Entre effort individuel et actions collectives.
L’objectif annoncé par les pouvoirs publics est d’abaisser à 3 000 le nombre de personnes tuées sur la route en 2012 (4). Mais les chiffres de 2009 marquent un quasi-arrêt des progrès constatés depuis plusieurs années : entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2010, 4 241 personnes ont péri sur la route (4).
Les contraintes imposées par les pouvoirs publics en termes de sécurité routière sont parfois critiquées, mais leur effet sur la réduction de la mortalité routière n'est guère discutable. Poursuivre l’effort de sécurité routière est donc préférable (4).
Il reste encore des marges de manœuvre importantes, telles que l'interdiction de tous les moyens permettant aux conducteurs de localiser l’emplacement des radars fixes et mobiles, sans parler de la limitation de la puissance des véhicules à la construction (4).
Prescrire
Extraits de la veille documentaire Prescrire.
1- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Conférence de presse Paris juin 2009 :
26 pages.
2- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Paris septembre 2009 : 170 pages.
3- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2007” Paris décembre 2008 : 270 pages.
4- Got C “Éditorial février 2010” Site www.securite-
routiere.org consulté le 19 avril 2010 : 8 pages.
Juillet 2010
La revue Prescrire
Tome 30 - N° 321 - Page 548
Selon l’Observatoire national interministériel de sécurité routière, plus de 30 000 personnes ont été tuées sur les routes en France entre 2002 et 2008 (1).
Le nombre annuel de victimes de la route n’a cessé de diminuer depuis 1970 : de plus de 16 000 personnes tuées en 1970 à moins de 4 500 en 2008, grâce notamment aux mesures préventives et répressives mises en place par les pouvoirs publics (2).
En 2008, 96 905 personnes ont été blessées dans 76 767 accidents corporels, soit une baisse de près d’un tiers depuis 2002 (2).
Entre 2000 et 2007, la France est passée du quinzième au onzième rang européen en termes de nombre de personnes tuées par million d’habitants (2).
L’alcool est le premier facteur d’accident mortel.
En 2007, environ 1 000 morts attribuées à l’alcool auraient pu être évitées (3). En 2008, ce nombre a dépassé 1 200 (2).
En 2007, le taux d’alcoolémie des conducteurs était en moyenne de 1,78 g/l lors des accidents mortels, et supérieur à 2 g/l pour plus d’un tiers de ces conducteurs (3).
Autres facteurs : vitesse, défaut de port de la ceinture de sécurité et usage du téléphone.
Selon l’Observatoire, l’installation de radars automatiques et le permis à points, ont modéré le comportement des conducteurs et conduit à une baisse de la vitesse moyenne depuis 2002 (1,2,3). L’Observatoire a estimé que 800 vies auraient pu être sauvées en 2008 si les limitations de vitesse avaient été strictement respectées (2).
Toujours selon l’estimation de l’Observatoire, 400 vies auraient pu être sauvées si le port de la ceinture de sécurité avait été systématique en 2008 (2).
Enfin, la quatrième cause de mortalité sur les routes est de téléphoner au volant, source de distraction (2).
Une attention particulière à porter aux “deux–roues”.
La mortalité des usagers de deux-roues motorisés, notamment chez les 25-44 ans, reste élevée (3). Elle a baissé en 2008, mais avait augmenté en 2007 (2,3).
En 2007, 830 motocyclistes ont été tués sur la route soit 18 % des personnes tuées, alors qu’ils ne représentaient que 1,1 % du trafic (3). La moitié des cyclomoteurs accidentés étaient débridés, ce qui est illégal (4).
Entre effort individuel et actions collectives.
L’objectif annoncé par les pouvoirs publics est d’abaisser à 3 000 le nombre de personnes tuées sur la route en 2012 (4). Mais les chiffres de 2009 marquent un quasi-arrêt des progrès constatés depuis plusieurs années : entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2010, 4 241 personnes ont péri sur la route (4).
Les contraintes imposées par les pouvoirs publics en termes de sécurité routière sont parfois critiquées, mais leur effet sur la réduction de la mortalité routière n'est guère discutable. Poursuivre l’effort de sécurité routière est donc préférable (4).
Il reste encore des marges de manœuvre importantes, telles que l'interdiction de tous les moyens permettant aux conducteurs de localiser l’emplacement des radars fixes et mobiles, sans parler de la limitation de la puissance des véhicules à la construction (4).
Prescrire
Extraits de la veille documentaire Prescrire.
1- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Conférence de presse Paris juin 2009 :
26 pages.
2- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Paris septembre 2009 : 170 pages.
3- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2007” Paris décembre 2008 : 270 pages.
4- Got C “Éditorial février 2010” Site www.securite-
routiere.org consulté le 19 avril 2010 : 8 pages.
Juillet 2010
La revue Prescrire
Tome 30 - N° 321 - Page 548
Inscription à :
Articles (Atom)



