Le procès d'un père de famille, accusé d'avoir tué, à l'aide de complices, le violeur présumé de sa fille, se tient jusqu'à vendredi en appel devant la Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle.
Treize heures de torture : c'est ce qu'a enduré Sylvain Nercher avant de succomber, le 14 mai 2007, à ses blessures. Ses trois bourreaux comparaissent en appel depuis mardi et jusqu'à vendredi devant la Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. En première instance, en mars dernier, ils avaient été condamnés à 20, 22 et 25 ans de réclusion criminelle.
Le 13 mai 2007, Patrick Bonfanti, 51 ans, se rend au domicile de Sylvain Nercher accompagné de son gendre, Fabrice Wilkomm, 33 ans, et d'un ami, Jean-Marie Haffner, 45 ans. Patrick Bonfanti vient régler ses comptes : sa fille Amandine, âgée de 24 ans, lui a raconté avoir été violée par Sylvain Nercher. Les trois hommes entendent bien se faire justice eux-mêmes et lui infliger une «petite correction». Rapidement, les coups pleuvent.
Mais Sylvain Nercher, 42 ans, refuse de reconnaître les faits. Les trois hommes le transportent alors de force au domicile de Patrick Bonfanti. La violence y monte d'un cran. Humiliations, coups de poing, de pied, de bâton et... séances d'électrocution. Le père convie même sa fille à assister au cruel spectacle dans la soirée. Le 14 au matin, Sylvain Nercher décède de ses multiples blessures.
Seule la fille n'a pas fait appel
Les trois hommes dissimulent alors le cadavre sous une bâche dans la cuve à vidange du garage de Patrick Bonfanti. Avant de le brûler, une semaine plus tard, dans une déchetterie. En découvrant le cadavre, les enquêteurs ne tardent pas à remonter la trace des trois hommes, qui passent rapidement aux aveux.
Au cours du premier procès, à Metz, l'accusation avait pointé les contradictions des suspects et douté de leurs motivations quant à cette expédition punitive. Amandine, en effet, a peiné à convaincre la cour de la véracité du viol dont elle aurait été victime. D'autant que plusieurs témoignages ont révélé qu'elle «fréquentait» régulièrement Sylvain Nercher.
Sans surprise, les trois bourreaux avaient écopé de peines lourdes. Tous avait alors décidé de faire appel, assurant ne pas avoir voulu délibérément tuer Sylvain Nercher. Seule la fille, qui a été condamnée à cinq ans de prison, a bien voulu accepter sa sentence. Les accusés encourent une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Flore Galaud
Mardi 11 janvier 2011
Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/01/11/01016-20110111ARTFIG00625-nancy-il-torture-a-mort-le-bourreau-presume-de-sa-fille.php
lundi 31 janvier 2011
mercredi 12 janvier 2011
Chine: aux travaux forcés pour un retweet
Attention à vos tweets! En Chine, retweeter un message que le gouvernement n'apprécie pas peut vous conduire à un an de travaux forcés.
C'est ce qui est arrivé à Cheng Jianping. CNN révèle que cette jeune Chinoise a été condamnée à une année de «Réeducation par le travail» pour avoir retweeté, le 17 octobre, le tweet de son fiancé. Dans ce tweet, Hua Chunhui se moquait des Chinois qui s'en sont pris aux produits japonais, lors d'une récente manifestation: «Les manifestations anti-japonaises, la destruction des produits japonais, tout cela a déjà été fait il y a quelques années par Guo Quan [activiste et expert du massacre de Nanjing]. Il n'y a rien de nouveau. Pour passer à le vitesse supérieure, il faut prendre un avion pour Shangai et détruire le pavillon du Japon».
Dix jours après son retweet, le jour de son mariage, Cheng disparaissait, ainsi que son fiancé, qui a lui été relâché cinq jours plus tard. Presque un mois plus tard, on découvre qu'elle a été emprisonnée puis condamnée par la police locale. Amnesty International demande aux autorités chinoises sa libération.
«Condamner quelqu'un à un an de travaux forcés, sans aucun procès, pour avoir tout simplement répété une obseravtion ironique émise par une autre personne sur Twitter montre le niveau de la répression de l'expression sur la toile en Chine», déclare Sam Zarifi, directeur du programme Asie Pacifique de Amnesty International.
Cheng pourrait être la première citoyenne chinoise à être emprisonnée pour un simple tweet. «Il est possible que Cheng Jianping ait été visée pour son activisme sur la toile au cours des dernières années, et pour son soutien à d'autres dissidents et activistes Chinois», poursuit Sam Zarifi.
D'après d'autres activistes chinois présents sur Twitter, Cheng n'était pas particulièrmennt militante. Elle soutenait par exemple le prix Nobel Liu Xiaobo, ou encore Zhao Lianhai, condamné pour avoir demandé publiquement des réparations pour le scandale du lait maternisé Sanlu.
Twitter est bloqué en Chine, rappelle Amnesty international, mais beaucoup y ont accès et l'utilisent, en particulier les militants pour les droits de l'homme qui s'en servent pour organiser le soutien des activistes emprisonnés ou poursuivis par la justice.
Slate
Jeudi 18 novembre 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/30383/chine-travaux-forces-retweet
C'est ce qui est arrivé à Cheng Jianping. CNN révèle que cette jeune Chinoise a été condamnée à une année de «Réeducation par le travail» pour avoir retweeté, le 17 octobre, le tweet de son fiancé. Dans ce tweet, Hua Chunhui se moquait des Chinois qui s'en sont pris aux produits japonais, lors d'une récente manifestation: «Les manifestations anti-japonaises, la destruction des produits japonais, tout cela a déjà été fait il y a quelques années par Guo Quan [activiste et expert du massacre de Nanjing]. Il n'y a rien de nouveau. Pour passer à le vitesse supérieure, il faut prendre un avion pour Shangai et détruire le pavillon du Japon».
Dix jours après son retweet, le jour de son mariage, Cheng disparaissait, ainsi que son fiancé, qui a lui été relâché cinq jours plus tard. Presque un mois plus tard, on découvre qu'elle a été emprisonnée puis condamnée par la police locale. Amnesty International demande aux autorités chinoises sa libération.
«Condamner quelqu'un à un an de travaux forcés, sans aucun procès, pour avoir tout simplement répété une obseravtion ironique émise par une autre personne sur Twitter montre le niveau de la répression de l'expression sur la toile en Chine», déclare Sam Zarifi, directeur du programme Asie Pacifique de Amnesty International.
Cheng pourrait être la première citoyenne chinoise à être emprisonnée pour un simple tweet. «Il est possible que Cheng Jianping ait été visée pour son activisme sur la toile au cours des dernières années, et pour son soutien à d'autres dissidents et activistes Chinois», poursuit Sam Zarifi.
D'après d'autres activistes chinois présents sur Twitter, Cheng n'était pas particulièrmennt militante. Elle soutenait par exemple le prix Nobel Liu Xiaobo, ou encore Zhao Lianhai, condamné pour avoir demandé publiquement des réparations pour le scandale du lait maternisé Sanlu.
Twitter est bloqué en Chine, rappelle Amnesty international, mais beaucoup y ont accès et l'utilisent, en particulier les militants pour les droits de l'homme qui s'en servent pour organiser le soutien des activistes emprisonnés ou poursuivis par la justice.
Capture d'écran du compte Twitter de wangyi09
Slate
Jeudi 18 novembre 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/30383/chine-travaux-forces-retweet
lundi 18 octobre 2010
Condamné à être paralysé par un tribunal saoudien
Amnesty International a exprimé son indignation aux autorités saoudiennes après qu’un homme a été condamné à être paralysé pour avoir causé le même sort à un individu.
Abdul-Aziz al-Mutairi, âgé de 22 ans, avait été poignardé dans le dos durant une rixe en 2008. Son agresseur lui ayant sectionné la moelle épinière, le paralysant à vie, la victime a demandé au juge que sa sanction soit identique à la peine infligée. Une possibilité offerte dans certains cas par la charia, dont le droit saoudien est en partie inspiré.
Le journal Okaz rapporte que le juge a envoyé des missives à de nombreux hôpitaux afin de savoir si une opération visant à paralyser un homme était envisageable. Si l’un des plus réputés a immédiatement fait savoir qu’il n’en était pas question d’un point de vue de l’éthique médicale, au moins un autre aurait donné son accord, selon la publication saoudienne.
Une décision qui révolte Amnesty International. Le responsable du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord de l’organisation déclare ainsi à CNN:
«Ce n’est rien de moins que de la torture [...]. Bien qu’aucun crime ne doive rester impuni, paralyser délibérément un homme de cette manière serait de la torture, et constituerait une violation des obligations internationales du pays en matière de droits de l’homme.»
L’ONG se fonde notamment sur la convention contre la torture et les principes de l’éthique médicale votés par l’ONU, et dont l’Arabie Saoudite est signataire, ajoutant par ailleurs que l’accusé ne disposait pas d’assistance juridique durant le procès. Et d’énumérer des exemples de l’utilisation de la loi du Talion dans le pays: énucléation, extraction de dent, ou encore exécution en cas de meurtre.
L’indignation a également gagné certains blogs locaux, révélant pour CNN la fracture entre les tenants d’une ligne dure partisans d’une justice tribale et les progressistes, pour qui de tels verdicts nuisent profondément à l’image du pays. Une tendance relativement récente, le pouvoir judiciaire étant traditionnellement considéré au-dessus de tout reproche.
Slate
Lundi 23 août 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/26373/arabie-saoudite-justice-paralysie
Abdul-Aziz al-Mutairi, âgé de 22 ans, avait été poignardé dans le dos durant une rixe en 2008. Son agresseur lui ayant sectionné la moelle épinière, le paralysant à vie, la victime a demandé au juge que sa sanction soit identique à la peine infligée. Une possibilité offerte dans certains cas par la charia, dont le droit saoudien est en partie inspiré.
Le journal Okaz rapporte que le juge a envoyé des missives à de nombreux hôpitaux afin de savoir si une opération visant à paralyser un homme était envisageable. Si l’un des plus réputés a immédiatement fait savoir qu’il n’en était pas question d’un point de vue de l’éthique médicale, au moins un autre aurait donné son accord, selon la publication saoudienne.
Une décision qui révolte Amnesty International. Le responsable du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord de l’organisation déclare ainsi à CNN:
«Ce n’est rien de moins que de la torture [...]. Bien qu’aucun crime ne doive rester impuni, paralyser délibérément un homme de cette manière serait de la torture, et constituerait une violation des obligations internationales du pays en matière de droits de l’homme.»
L’ONG se fonde notamment sur la convention contre la torture et les principes de l’éthique médicale votés par l’ONU, et dont l’Arabie Saoudite est signataire, ajoutant par ailleurs que l’accusé ne disposait pas d’assistance juridique durant le procès. Et d’énumérer des exemples de l’utilisation de la loi du Talion dans le pays: énucléation, extraction de dent, ou encore exécution en cas de meurtre.
L’indignation a également gagné certains blogs locaux, révélant pour CNN la fracture entre les tenants d’une ligne dure partisans d’une justice tribale et les progressistes, pour qui de tels verdicts nuisent profondément à l’image du pays. Une tendance relativement récente, le pouvoir judiciaire étant traditionnellement considéré au-dessus de tout reproche.
Slate
Lundi 23 août 2010
Slate.fr
http://www.slate.fr/lien/26373/arabie-saoudite-justice-paralysie
lundi 6 septembre 2010
Sécurité routière : encore des morts évitables
En France, à la suite de diverses mesures préventives ou répressives, le nombre des accidents mortels sur les routes diminue régulièrement depuis les années 1970 ; mais des morts sont encore évitables.
Selon l’Observatoire national interministériel de sécurité routière, plus de 30 000 personnes ont été tuées sur les routes en France entre 2002 et 2008 (1).
Le nombre annuel de victimes de la route n’a cessé de diminuer depuis 1970 : de plus de 16 000 personnes tuées en 1970 à moins de 4 500 en 2008, grâce notamment aux mesures préventives et répressives mises en place par les pouvoirs publics (2).
En 2008, 96 905 personnes ont été blessées dans 76 767 accidents corporels, soit une baisse de près d’un tiers depuis 2002 (2).
Entre 2000 et 2007, la France est passée du quinzième au onzième rang européen en termes de nombre de personnes tuées par million d’habitants (2).
L’alcool est le premier facteur d’accident mortel.
En 2007, environ 1 000 morts attribuées à l’alcool auraient pu être évitées (3). En 2008, ce nombre a dépassé 1 200 (2).
En 2007, le taux d’alcoolémie des conducteurs était en moyenne de 1,78 g/l lors des accidents mortels, et supérieur à 2 g/l pour plus d’un tiers de ces conducteurs (3).
Autres facteurs : vitesse, défaut de port de la ceinture de sécurité et usage du téléphone.
Selon l’Observatoire, l’installation de radars automatiques et le permis à points, ont modéré le comportement des conducteurs et conduit à une baisse de la vitesse moyenne depuis 2002 (1,2,3). L’Observatoire a estimé que 800 vies auraient pu être sauvées en 2008 si les limitations de vitesse avaient été strictement respectées (2).
Toujours selon l’estimation de l’Observatoire, 400 vies auraient pu être sauvées si le port de la ceinture de sécurité avait été systématique en 2008 (2).
Enfin, la quatrième cause de mortalité sur les routes est de téléphoner au volant, source de distraction (2).
Une attention particulière à porter aux “deux–roues”.
La mortalité des usagers de deux-roues motorisés, notamment chez les 25-44 ans, reste élevée (3). Elle a baissé en 2008, mais avait augmenté en 2007 (2,3).
En 2007, 830 motocyclistes ont été tués sur la route soit 18 % des personnes tuées, alors qu’ils ne représentaient que 1,1 % du trafic (3). La moitié des cyclomoteurs accidentés étaient débridés, ce qui est illégal (4).
Entre effort individuel et actions collectives.
L’objectif annoncé par les pouvoirs publics est d’abaisser à 3 000 le nombre de personnes tuées sur la route en 2012 (4). Mais les chiffres de 2009 marquent un quasi-arrêt des progrès constatés depuis plusieurs années : entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2010, 4 241 personnes ont péri sur la route (4).
Les contraintes imposées par les pouvoirs publics en termes de sécurité routière sont parfois critiquées, mais leur effet sur la réduction de la mortalité routière n'est guère discutable. Poursuivre l’effort de sécurité routière est donc préférable (4).
Il reste encore des marges de manœuvre importantes, telles que l'interdiction de tous les moyens permettant aux conducteurs de localiser l’emplacement des radars fixes et mobiles, sans parler de la limitation de la puissance des véhicules à la construction (4).
Prescrire
Extraits de la veille documentaire Prescrire.
1- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Conférence de presse Paris juin 2009 :
26 pages.
2- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Paris septembre 2009 : 170 pages.
3- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2007” Paris décembre 2008 : 270 pages.
4- Got C “Éditorial février 2010” Site www.securite-
routiere.org consulté le 19 avril 2010 : 8 pages.
Juillet 2010
La revue Prescrire
Tome 30 - N° 321 - Page 548
Selon l’Observatoire national interministériel de sécurité routière, plus de 30 000 personnes ont été tuées sur les routes en France entre 2002 et 2008 (1).
Le nombre annuel de victimes de la route n’a cessé de diminuer depuis 1970 : de plus de 16 000 personnes tuées en 1970 à moins de 4 500 en 2008, grâce notamment aux mesures préventives et répressives mises en place par les pouvoirs publics (2).
En 2008, 96 905 personnes ont été blessées dans 76 767 accidents corporels, soit une baisse de près d’un tiers depuis 2002 (2).
Entre 2000 et 2007, la France est passée du quinzième au onzième rang européen en termes de nombre de personnes tuées par million d’habitants (2).
L’alcool est le premier facteur d’accident mortel.
En 2007, environ 1 000 morts attribuées à l’alcool auraient pu être évitées (3). En 2008, ce nombre a dépassé 1 200 (2).
En 2007, le taux d’alcoolémie des conducteurs était en moyenne de 1,78 g/l lors des accidents mortels, et supérieur à 2 g/l pour plus d’un tiers de ces conducteurs (3).
Autres facteurs : vitesse, défaut de port de la ceinture de sécurité et usage du téléphone.
Selon l’Observatoire, l’installation de radars automatiques et le permis à points, ont modéré le comportement des conducteurs et conduit à une baisse de la vitesse moyenne depuis 2002 (1,2,3). L’Observatoire a estimé que 800 vies auraient pu être sauvées en 2008 si les limitations de vitesse avaient été strictement respectées (2).
Toujours selon l’estimation de l’Observatoire, 400 vies auraient pu être sauvées si le port de la ceinture de sécurité avait été systématique en 2008 (2).
Enfin, la quatrième cause de mortalité sur les routes est de téléphoner au volant, source de distraction (2).
Une attention particulière à porter aux “deux–roues”.
La mortalité des usagers de deux-roues motorisés, notamment chez les 25-44 ans, reste élevée (3). Elle a baissé en 2008, mais avait augmenté en 2007 (2,3).
En 2007, 830 motocyclistes ont été tués sur la route soit 18 % des personnes tuées, alors qu’ils ne représentaient que 1,1 % du trafic (3). La moitié des cyclomoteurs accidentés étaient débridés, ce qui est illégal (4).
Entre effort individuel et actions collectives.
L’objectif annoncé par les pouvoirs publics est d’abaisser à 3 000 le nombre de personnes tuées sur la route en 2012 (4). Mais les chiffres de 2009 marquent un quasi-arrêt des progrès constatés depuis plusieurs années : entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2010, 4 241 personnes ont péri sur la route (4).
Les contraintes imposées par les pouvoirs publics en termes de sécurité routière sont parfois critiquées, mais leur effet sur la réduction de la mortalité routière n'est guère discutable. Poursuivre l’effort de sécurité routière est donc préférable (4).
Il reste encore des marges de manœuvre importantes, telles que l'interdiction de tous les moyens permettant aux conducteurs de localiser l’emplacement des radars fixes et mobiles, sans parler de la limitation de la puissance des véhicules à la construction (4).
Prescrire
Extraits de la veille documentaire Prescrire.
1- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Conférence de presse Paris juin 2009 :
26 pages.
2- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2008” Paris septembre 2009 : 170 pages.
3- Observatoire national interministériel de sécurité
routière “La sécurité routière en France. Bilan de
l’année 2007” Paris décembre 2008 : 270 pages.
4- Got C “Éditorial février 2010” Site www.securite-
routiere.org consulté le 19 avril 2010 : 8 pages.
Juillet 2010
La revue Prescrire
Tome 30 - N° 321 - Page 548
lundi 16 août 2010
Une femme soupçonnée d'adultère exécutée en public par des Talibans
Une Afghane, veuve et enceinte, accusée d'adultère, a été exécutée en public par des Talibans dimanche dans le nord-ouest de l'Afghanistan. Après lui avoir infligé 200 coups de fouet, ses bourreaux lui ont tiré trois balles dans la tête.
AFP - Une Afghane, veuve et enceinte, a été fouettée avant d'être exécutée en public de trois balles à la tête par les talibans qui l'accusaient d'adultère a indiqué lundi à l'AFP la police locale, ce que le commandement des talibans a démenti.
Bibi Sanubar, 35 ans, a été retenue pendant trois jours par des talibans, a reçu 200 coups de fouet, puis a été exécutée en public dans un bastion taliban de la province de Badghis, dans l'ouest de l'Afghanistan, selon Ghulam Mohammad Sayeedi, le numéro 2 de la police provinciale.
Les talibans accusaient la veuve d'adultère.
"Elle a été exécutée de trois balles dans la tête en public alors qu'elle était enceinte", a déclaré M. Sayeedi qui ne précise pas depuis quand elle était veuve.
La victime a été tuée par un commandant taliban local, Mohammad Yousuf. Son corps a ensuite été jeté dans un secteur contrôlé par les forces afghanes de sécurité.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole régulier des talibans, Yousuf Ahmadi, a démenti toute implication des talibans et fustigé la "propagande des médias occidentaux".
"Nous n'avons rien fait de la sorte à Badghis ou dans une autre province", a déclaré M. Ahmadi.
Le mouvement des insurgés talibans n'est pas homogène, et des petits groupes talibans peuvent parfaitement agir de manière autonome.
Cette exécution rappelle les procès conduits sous le régime des talibans. Les scènes de lapidation de personnes coupables d'adultère aux yeux des talibans avaient émaillé les années 1996-2001.
Les talibans, qui prônent une application rigoriste de la loi islamique, coupaient mains et pieds aux Afghans reconnus coupables de vol.
Fin décembre 2009, six "espions" afghans avaient été décapités par des talibans dans l'Oruzgan, un fief des insurgés du sud de l'Afghanistan.
Les talibans qualifient d'"espions" à la solde des forces internationales les Afghans qui travaillent pour elles ou ceux qui ont des positions plus modérées que les leurs, y compris chez les rebelles.
Dépêche AFP
Lundi 9 août 2010
France 24
http://www.france24.com/fr/20100809-femme-veuve-enceinte-soupconnee-adultere-executee-public-taliban-afghanistan
AFP - Une Afghane, veuve et enceinte, a été fouettée avant d'être exécutée en public de trois balles à la tête par les talibans qui l'accusaient d'adultère a indiqué lundi à l'AFP la police locale, ce que le commandement des talibans a démenti.
Bibi Sanubar, 35 ans, a été retenue pendant trois jours par des talibans, a reçu 200 coups de fouet, puis a été exécutée en public dans un bastion taliban de la province de Badghis, dans l'ouest de l'Afghanistan, selon Ghulam Mohammad Sayeedi, le numéro 2 de la police provinciale.
Les talibans accusaient la veuve d'adultère.
"Elle a été exécutée de trois balles dans la tête en public alors qu'elle était enceinte", a déclaré M. Sayeedi qui ne précise pas depuis quand elle était veuve.
La victime a été tuée par un commandant taliban local, Mohammad Yousuf. Son corps a ensuite été jeté dans un secteur contrôlé par les forces afghanes de sécurité.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole régulier des talibans, Yousuf Ahmadi, a démenti toute implication des talibans et fustigé la "propagande des médias occidentaux".
"Nous n'avons rien fait de la sorte à Badghis ou dans une autre province", a déclaré M. Ahmadi.
Le mouvement des insurgés talibans n'est pas homogène, et des petits groupes talibans peuvent parfaitement agir de manière autonome.
Cette exécution rappelle les procès conduits sous le régime des talibans. Les scènes de lapidation de personnes coupables d'adultère aux yeux des talibans avaient émaillé les années 1996-2001.
Les talibans, qui prônent une application rigoriste de la loi islamique, coupaient mains et pieds aux Afghans reconnus coupables de vol.
Fin décembre 2009, six "espions" afghans avaient été décapités par des talibans dans l'Oruzgan, un fief des insurgés du sud de l'Afghanistan.
Les talibans qualifient d'"espions" à la solde des forces internationales les Afghans qui travaillent pour elles ou ceux qui ont des positions plus modérées que les leurs, y compris chez les rebelles.
Dépêche AFP
Lundi 9 août 2010
France 24
http://www.france24.com/fr/20100809-femme-veuve-enceinte-soupconnee-adultere-executee-public-taliban-afghanistan
lundi 2 août 2010
Ne sacrifiez pas les femmes !
Les Etats-Unis et l'OTAN semblent privilégier une stratégie de réconciliation avec les talibans. Mais les femmes craignent un retour à une privation totale de leurs droits et alertent sur les menaces et meurtres commis dans les régions encore contrôlées par les rebelles.
En Afghanistan, dans les zones tenues par les talibans, les femmes se disent à nouveau inquiétées par les rebelles. Elles reçoivent des lettres les menaçant de mort si elles continuent à exercer librement leur profession. Les défenseurs des droits de l’homme craignent qu’un accord avec les rebelles [tel celui évoqué lors de la Conférence internationale de Kaboul, qui s’est tenue le 20 juillet] ne sacrifie les droits des femmes du pays. Beaucoup pensent qu’elles seront à nouveau réduites à une condition proche de l’esclavage, comme entre 1996 et 2001, lorsque les talibans régnaient sur une grande partie du pays. La guerre se trouve aujourd’hui dans une impasse et les dirigeants afghans et étrangers préparent le terrain pour des pourparlers avec les talibans. Ils assurent que ceux-ci sont plus modérés et pragmatiques que ceux qui ont été chassés en 2001. Le général Graeme Lamb, à la tête du programme de désarmement des talibans, a déclaré : "Ces talibans sont des gens du coin. L’immense majorité d’entre eux combattent pour gagner leur vie et non pour des raisons idéologiques."
Pourtant, ce que vivent les femmes dans les zones tenues par les talibans contredit l’idée que les rebelles d’aujourd’hui leur seraient moins hostiles que ceux d’antan. Selon un rapport inédit de Human Rights Watch (HRW), réalisé à partir d’entretiens menés avec 90 femmes dans quatre provinces du pays, les femmes de ces régions sont privées de tout droit. Intitulé "Le taliban à 10 dollars et les droits des femmes : les femmes afghanes et les risques de la réintégration et de la réconciliation", ce rapport publié le 13 juillet démonte le concept du "taliban à 10 dollars", qui ne combattrait que pour de l’argent. Cette idée est mise en avant par les Etats-Unis et l’OTAN afin de faire accepter plus facilement l’idée d’un partage du pouvoir avec les talibans aux opinions occidentales, qui s’étaient auparavant entendu dire qu’ils étaient l’ennemi à abattre.
Le 13 avril 2010, Hossai, 22 ans, qui travaillait au service d’une organisation américaine d’aide au développement, s’est fait tirer dessus alors qu’elle sortait du travail. Elle est morte le lendemain. Elle avait été menacée par les talibans la semaine précédente. Les menaces sont souvent formulées par écrit, dans des lettres qui sont déposées la nuit devant la porte de l’intéressée – les "lettres de nuit"– ou à la mosquée du coin. Peu après l’assassinat de Hossai, Nadia, embauchée par une ONG internationale, a reçu une lettre lui ordonnant de ne plus travailler pour des infidèles. "De même que nous avons tué Hossai hier, dont le nom était sur notre liste, ton nom et celui d’autres femmes sont sur notre liste", ajoutait le courrier. Fin 2009, dans la province de Kapissa, à l’est de Kaboul, les femmes ont reçu l’ordre de ne plus téléphoner aux stations de radio pour demander que soient diffusées leurs chansons préférées sous peine de se faire décapiter ou asperger d’acide. Les écoles de filles, qui avaient refait leur apparition après 2001, reçoivent une fois de plus l’ordre de fermer. Dans la province de Kunduz, dans le nord, le chef des talibans locaux a ordonné que les filles n’aillent plus à l’école après la puberté. Le rapport de HRW demande que les femmes soient impliquées dans les négociations avec les talibans pour pouvoir défendre leurs intérêts. On voit mal comment ce serait possible, déclare une députée : "Les talibans préfèrent laisser une femme mourir dans la rue plutôt que de lui permettre d’entrer dans un restaurant où des hommes sont attablés. Voilà le genre de personnages à qui nous avons affaire."
Patrick Cockburn
29 juillet 2010
Courrier international
http://www.courrierinternational.com/article/2010/07/29/ne-sacrifiez-pas-les-femmes
The Independant
En Afghanistan, dans les zones tenues par les talibans, les femmes se disent à nouveau inquiétées par les rebelles. Elles reçoivent des lettres les menaçant de mort si elles continuent à exercer librement leur profession. Les défenseurs des droits de l’homme craignent qu’un accord avec les rebelles [tel celui évoqué lors de la Conférence internationale de Kaboul, qui s’est tenue le 20 juillet] ne sacrifie les droits des femmes du pays. Beaucoup pensent qu’elles seront à nouveau réduites à une condition proche de l’esclavage, comme entre 1996 et 2001, lorsque les talibans régnaient sur une grande partie du pays. La guerre se trouve aujourd’hui dans une impasse et les dirigeants afghans et étrangers préparent le terrain pour des pourparlers avec les talibans. Ils assurent que ceux-ci sont plus modérés et pragmatiques que ceux qui ont été chassés en 2001. Le général Graeme Lamb, à la tête du programme de désarmement des talibans, a déclaré : "Ces talibans sont des gens du coin. L’immense majorité d’entre eux combattent pour gagner leur vie et non pour des raisons idéologiques."
Pourtant, ce que vivent les femmes dans les zones tenues par les talibans contredit l’idée que les rebelles d’aujourd’hui leur seraient moins hostiles que ceux d’antan. Selon un rapport inédit de Human Rights Watch (HRW), réalisé à partir d’entretiens menés avec 90 femmes dans quatre provinces du pays, les femmes de ces régions sont privées de tout droit. Intitulé "Le taliban à 10 dollars et les droits des femmes : les femmes afghanes et les risques de la réintégration et de la réconciliation", ce rapport publié le 13 juillet démonte le concept du "taliban à 10 dollars", qui ne combattrait que pour de l’argent. Cette idée est mise en avant par les Etats-Unis et l’OTAN afin de faire accepter plus facilement l’idée d’un partage du pouvoir avec les talibans aux opinions occidentales, qui s’étaient auparavant entendu dire qu’ils étaient l’ennemi à abattre.
Le 13 avril 2010, Hossai, 22 ans, qui travaillait au service d’une organisation américaine d’aide au développement, s’est fait tirer dessus alors qu’elle sortait du travail. Elle est morte le lendemain. Elle avait été menacée par les talibans la semaine précédente. Les menaces sont souvent formulées par écrit, dans des lettres qui sont déposées la nuit devant la porte de l’intéressée – les "lettres de nuit"– ou à la mosquée du coin. Peu après l’assassinat de Hossai, Nadia, embauchée par une ONG internationale, a reçu une lettre lui ordonnant de ne plus travailler pour des infidèles. "De même que nous avons tué Hossai hier, dont le nom était sur notre liste, ton nom et celui d’autres femmes sont sur notre liste", ajoutait le courrier. Fin 2009, dans la province de Kapissa, à l’est de Kaboul, les femmes ont reçu l’ordre de ne plus téléphoner aux stations de radio pour demander que soient diffusées leurs chansons préférées sous peine de se faire décapiter ou asperger d’acide. Les écoles de filles, qui avaient refait leur apparition après 2001, reçoivent une fois de plus l’ordre de fermer. Dans la province de Kunduz, dans le nord, le chef des talibans locaux a ordonné que les filles n’aillent plus à l’école après la puberté. Le rapport de HRW demande que les femmes soient impliquées dans les négociations avec les talibans pour pouvoir défendre leurs intérêts. On voit mal comment ce serait possible, déclare une députée : "Les talibans préfèrent laisser une femme mourir dans la rue plutôt que de lui permettre d’entrer dans un restaurant où des hommes sont attablés. Voilà le genre de personnages à qui nous avons affaire."
Patrick Cockburn
29 juillet 2010
Courrier international
http://www.courrierinternational.com/article/2010/07/29/ne-sacrifiez-pas-les-femmes
The Independant
lundi 19 juillet 2010
Le sacrilège de lapidation
Si chacun trouve des justifications à la violence, il y a des actes inadmissibles. En France, la légitime défence est une raison excusant la violence. On voit que le motif de la violence n'est pas dans le type d'acte ou son intensité. Sa légitimation est dans le fait qu'il y a un intérêt immédiat supérieur.
Certaines personnes jouent à Dieu. Alors qu'elles pensent le défendre, elles sont en plein sacrilège. Celui qui se réclame de Dieu en lapidant commet un blasphème et mériterait la lapidation.
Si vous rencontrez une personne ayant pratiqué la libération, assurez-vous de sa position actuelle, de sa rédemption. Sinon, enfermez-le afin qu'il ne reproduise pas sa barbarie. Si vous voyez quelqu'un en train de lapider, éliminez-le immédiatement.
Regardez les vidéos suivantes et mettez-vous en colère pour que vous n'oubliiez pas d'agir.
Théophile Sibelle
Source : http://www.iran-resist.org/article3555.html
Source : http://www.youtube.com/watch?v=j5RAXJzyp8Q
Certaines personnes jouent à Dieu. Alors qu'elles pensent le défendre, elles sont en plein sacrilège. Celui qui se réclame de Dieu en lapidant commet un blasphème et mériterait la lapidation.
Si vous rencontrez une personne ayant pratiqué la libération, assurez-vous de sa position actuelle, de sa rédemption. Sinon, enfermez-le afin qu'il ne reproduise pas sa barbarie. Si vous voyez quelqu'un en train de lapider, éliminez-le immédiatement.
Regardez les vidéos suivantes et mettez-vous en colère pour que vous n'oubliiez pas d'agir.
Théophile Sibelle
Source : http://www.iran-resist.org/article3555.html
Source : http://www.youtube.com/watch?v=j5RAXJzyp8Q
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